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COLLECTIF
DE LA
VOUTE
ASSOCIATION DES ARTISTES, ARTISANS ET CITOYENS DE
LA RUE DE LA VOUTE ET DES ENVIRONS POUR L’ENCOURAGEMENT AUX ARTS ET LA PRESERVATION DES ATELIERS.
Préservation, défense et promotion des pratiques
artistiques et artisanales, des arts, et des métiers et de leurs ateliers, lieux de création et de travail, lien économique, culturel et social, insérés dans le tissu urbain.
Enfin un lieu
d'échange d'information pour le collectif de la Voûte.
Dans l'attente d'informations et de nouvelles rencontres via ce blog.
Nous attendons vos réactions sur notre collectif.
Cordialement "Le collectif de la Voûte".
F.Lefebvre.





Communiqué Paris, le 9 février 2010
Collectif de la Voûte
Annexe à La face cachée d' "Art et Tramway" (2)
Il faut rappeler que dans un contexte plus général, les difficultés de survie que rencontrent les ateliers du 53bis dans le cadre du projet du tramway, font écho à un climat de pénurie criante d'ateliers à Paris.
Les métiers dits "de la main" sont exilés de la ville alors qu'étant autonomes (sans subvention), ils assurent indéniablement un lien social, culturel et générationnel, participant d'un tissu urbain vivant et créant le terreau de Paris.
D'un côté, les jeunes collectifs en mal de lieux de travail s'engagent dans des squats et luttent pour leur survie (le jardin d'Alice dans le XVIII, la petite Rockette dans le XI, Ménilmontant, etc... ),de l'autre les îlots d'ateliers restants sont la proie des promoteurs (rachat in extremis du 37bis rue de Montreuil par la Ville…) ou de propriétaires en mal de rentabilité (ateliers du 5bis, cité de la Roquette...)
Le site de La Forge dans le XX rencontre de sombres difficultés d'existence et la Ville n'est pas étrangère à ce climat.
La Blanchisserie à l'hôpital Charlefoix d'Ivry a arraché en décembre un renouvellement de convention, mais pour quelle durée de vie?
Le 100 rue de Charenton, avec les subventions de la Ville, est tourné vers des pratiques ponctuelles, quelles soient amateurs (pas de fond d'atelier ni d'outillage lourd) ou liées aux répétitions de spectacle.
Les lieux d'activités (locaux artisanaux) adéquats à la pratique professionnelle des Arts Plastiques se font de plus en plus rares.
Il faut savoir que la Ville construit environ une douzaine d'ateliers par an dans son programme et qu'il y a plus de 1000 demandeurs ayant le statut d'artistes-auteurs recencés chaque année.( pour plus amples renseignements joindre le Snap cgt -syndicat des artistes plasticiens- qui a fait un très gros travail sur les ateliers.)
C'est une vision de la Ville qui est en jeu, si nous ne voulons pas qu'elle se limite à des professions de cols blancs et des rues sans vie...
Dans cette perspective, le Collectif de la Voûte a monté une pétition de soutien aux ateliers du 53bis qui a récolté localement plus de 2000 signatures.
Pour accorder les réalisations techniques aux choix démocratiques
Pour que Paris ne soit pas une ville où l'art se contente d'être exposé
mais qu'y subsistent et s'y développent des ateliers d'artistes vivants
Manifestez votre soutien aux ateliers
contact: François Lion : 06 08 99 27 19 / Eloi Miehe: 06 12 51 81 39
collectifdelavoute@orange.fr/ atelierdelavoute@orange.fr
Collectif de la Voûte
association loi 1901 des artistes,artisans et citoyens de la Voûte pour l'encouragement aux arts
et la préservation des ateliers / chez AccordDeléon, 47rue de la Voûte, 75012 Paris
Il faut rappeler que dans un contexte plus général,les difficultés de survie que rencontrent les ateliers du 53bis font écho à un climat de pénurie criante d'ateliers à Paris.
Les métiers dits de la main sont exilés de la ville alors qu'ils assurent indéniablement un lien social, culturel et générationnel, participant d'un tissu urbain vivant et créant le terreau de Paris.
D'un côté, les jeunes collectifs en mal de lieux de travail s'engagent dans des squats et luttent pour leur survie (le jardin d'Alice dans le XVIII, la petite Rockette dans le XI, Ménilmontant, etc.),de l'autres les îlots d'ateliers restants sont la proie des promoteurs (rachat in extremis du 37bis rue de Montreuil par la Ville) ou de propriétaires en mal de rentabilité (ateliers du 5bis, cité de la Roquette).
Le site de La Forge dans le XX rencontre de sombres difficultés d'existence et la Ville n'est pas étrangère à ce climat.
La Blanchisserie à l'hopital Charlefoix d'Ivry a arraché en décembre un renouvellement de convention,
mais pour quelle durée de vie?
Le 100 rue de Charenton, avec les subventions de la Ville, est tourné vers des pratiques ponctuelles, quelles soient amateurs (pas de fond d'atelier ni d'outillage lourd) ou liées aux répétitions de spectacle.
Les lieux d'activités (locaux artisanaux) adéquats à la pratique professionnelles des Arts Plastiques se font de plus en plus rares.
Il faut savoir que la Ville construit environ une douzaine d'ateliers par an dans son programme et qu'il y a plus de 1000 demandeurs ayant le statut d'artistes-auteurs recensés chaque année.( pour plus amples renseignements joindre le Snap cgt -syndicat des artistes plasticiens- qui a fait un très gros travail sur les ateliers.)
C'est une vision de la Ville qui est en jeu, si nous ne voulons pas qu'elle se limite à des professions de cols blancs et des rues sans vie...
Dans cette perspective, le Collectif a monté une pétition de soutien aux ateliers du 53bis qui a récolté localement plus de 2000 signatures.
Pour que les réalisations techniques servent des choix démocratiques
Pour que Paris ne soit pas une ville où l'art se contente d'être exposé
mais qu'y subsistent et s'y développent des ateliers d'artistes vivants.
Manifestez votre soutien
aux ateliers d'artistes du 53bis rue de la Voûte
Lundi 8 février à 18h00, à l’hôtel de Ville de Paris
Depuis maintenant plus de six mois un quartier de Paris lutte pour préserver son équilibre à travers la conservation de ses ateliers d'artistes menacés.
Cette lutte s'oppose à la volonté de la RATP de remplacer ces ateliers, présents depuis 18 ans sous la voie de Petite Ceinture, par un transformateur électrique dédié à l'alimentation électrique du prolongement du tramway T3, au niveau de la porte de Vincennes.
La mairie de Paris a été sollicitée par les artistes, et l'association loi 1901 Collectif de la Voûte qui les soutient, pour trouver une solution qui permette, sans remettre en cause les besoins d'alimentation électrique du tramway, le maintien des ateliers d'artistes nécessaires à l'urbanité de ce quartier.
Devant les prémisses d'une médiatisation et sensible à l'ampleur de la mobilisation du quartier, la mairie a invité (le 5/11/2009) les parties concernées à une première réunion en Mairie pour que les différents points de vue soient exposés et des solutions explorées.
La réunion s’est conclue par deux propositions d’action de la Mairie :
Cette position a été entérinée officiellement dans un voeu voté à l'unanimité par les membres du conseil de Paris le 16/12/2009 :
« Quel que soit le site d’implantation retenu pour le poste de redressement nécessaire au fonctionnement du tramway, la ville de Paris intervien(dra) auprès de RFF, du STIF et de la RATP afin que les artistes et artisans soient maintenus de manière pérenne dans les lieux, soit intégralement …, soit partiellement…» Vœux voté par le conseil de Paris le 16/12/2009
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6 mois plus tard, qu'en est il de ce vœu et de ces propositions?
relogement de certaines des activités artistiques :
aucune proposition concrète n'a encore été faite.
Les propositions consistent essentiellement en l'évocation de programmes de construction d'ateliers neufs déjà planifiée pour la décennie à venir, programmes qui ont pourtant comme vocation d' augmenter les capacités d'accueil d'artistes sur Paris..
maintien de l'activité artistique dans les ateliers sis 53bis :
la Mairie n'a exercée aucune pression sur la RATP. Elle n'a mobilisée aucune des ses compétences techniques pour obtenir l'aménagement du chantier de construction d'un PR qui permettrait le maintien d'une activité artistique aux ateliers du 53bis rue de la Voûte.
Il s'agissait pourtant de satisfaire les demandes conjointes des artistes et des habitants du 12 ième (une pétition de + de 2000 signatures en atteste) pour permettre d'une part de profiter d'un lieu existant dans un cadre de pénurie de lieux de création artistique sur Paris et d'autre part de conserver durablement la vie de quartier dans toutes ses composantes et telle que ses habitants l'ont construite et souhaitée.
Nous constatons aujourd’hui que la mairie de Paris s'est contentée d'organiser un cadre de réunions quasi mensuelles qui ont opéré comme des manoeuvres dilatoires et au sein desquelles la RATP a eu tout loisir d'organiser la défense de ses seuls intérêts.
Juge et partie, la RATP n'a jamais été confrontée par la mairie à une contre expertise qu'elle aurait pourtant pu diligenter.
Pire les seules propositions d'études de localisations alternatives du PR sont venues des artistes et du Collectif.
Bien que peu convaincu par les arguments avancés par la RATP pour rejeter les autres lieux proposés pour une implantation du PR et ne bénéficiant d'aucun soutien concret de la mairie de Paris au delà de ses déclarations d'intention, nous nous sommes résolus à un compromis: une partie des artistes seraient relogés libérant l’espace minimum nécessaire à l’implantation d’un PR, l’autre conserverait ses activités artistiques dans l’espace restant.
Cette position étant conforme aux voeux des élus parisiens, on pouvait s’attendre à ce qu’elle rencontre un appui effectif de la Mairie.
Or, malgré cette importante concession, la mairie de Paris a semble t'il choisi de ne pas peser sur la RATP alors même qu'il ne restait qu'à établir la faisabilité des travaux d'édification du PR en présence de l'activité artistique dans la parcelle conservée.
Depuis un mois et demi la RATP a eu tout le loisir de préparer un argumentaire défavorable à cette solution sans qu'aucun jugement extérieur ne cherche à lui apporter la contradiction. Nous avons simplement pu obtenir de la Mairie qu'un responsable de la Mission Tramway, ingénieur de la Ville de Paris, passe aux ateliers et s'accorde avec nous de la faisabilité technique d'une opération de construction sans suspension des activités artistiques restantes au 53bis.
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Aujourd'hui
Encore une fois, la mairie de Paris nous convoque au dernier moment : vendredi soir pour une réunion lundi à 18h30. La RATP doit nous y exposer son avis sur l'ultime solution qui permette à une partie de l'activité artistique des ateliers de subsister au 53bis rue de la Voûte.
Depuis 40 jours, soit depuis la dernière réunion, personne, que ce soit à la RATP ou à la mairie, n’ a pris la peine de nous a informer sur l'avancement, et à fortiori sur l' issue, de cette étude unilatérale.
Après questionnement nous savons aujourd'hui qu' il va s'agir de nous présenter un scénario bâti par la RATP, et déjà présenté à la mairie, pour prouver l'extrême difficulté, voir l'impossibilité, de maintenir des activités artistiques rue de la Voûte pendant toute la durée des travaux qui est portée à 18 mois (et nécessite un surcoût de 300 000 euros). Ce scénario signerait l'arrêt définitif des activités artistiques du 53bis.
Nous refusons ces agissements et cette conclusion en complète contradiction avec les déclarations d'intention de soutien des élus parisiens.
C'est pourquoi nous vous invitons à venir manifester votre désaccord devant la mairie de Paris ce Lundi 8 février 2010 à 18h30 , en soutien de la demande de maintien des ateliers d'artistes rue de la Voûte.
Rendez-vous Lundi 8 février 2010 à 18h00 Métro Hôtel de Ville, sortie rue Lobau
Collectif de la Voûte, 47 rue de la Voûte 75012 Paris