Partager l'article ! Ateliers de Paris: Il faut rappeler que dans un contexte plus général,les difficultés de survie que rencontrent les ateliers du 53bis font éc ...
COLLECTIF
DE LA
VOUTE
ASSOCIATION DES ARTISTES, ARTISANS ET CITOYENS DE
LA RUE DE LA VOUTE ET DES ENVIRONS POUR L’ENCOURAGEMENT AUX ARTS ET LA PRESERVATION DES ATELIERS.
Préservation, défense et promotion des pratiques
artistiques et artisanales, des arts, et des métiers et de leurs ateliers, lieux de création et de travail, lien économique, culturel et social, insérés dans le tissu urbain.
Enfin un lieu
d'échange d'information pour le collectif de la Voûte.
Dans l'attente d'informations et de nouvelles rencontres via ce blog.
Nous attendons vos réactions sur notre collectif.
Cordialement "Le collectif de la Voûte".
F.Lefebvre.
Il faut rappeler que dans un contexte plus général,les difficultés de survie que rencontrent les ateliers du 53bis font écho à un climat de pénurie criante d'ateliers à Paris.
Les métiers dits de la main sont exilés de la ville alors qu'ils assurent indéniablement un lien social, culturel et générationnel, participant d'un tissu urbain vivant et créant le terreau de Paris.
D'un côté, les jeunes collectifs en mal de lieux de travail s'engagent dans des squats et luttent pour leur survie (le jardin d'Alice dans le XVIII, la petite Rockette dans le XI, Ménilmontant, etc.),de l'autres les îlots d'ateliers restants sont la proie des promoteurs (rachat in extremis du 37bis rue de Montreuil par la Ville) ou de propriétaires en mal de rentabilité (ateliers du 5bis, cité de la Roquette).
Le site de La Forge dans le XX rencontre de sombres difficultés d'existence et la Ville n'est pas étrangère à ce climat.
La Blanchisserie à l'hopital Charlefoix d'Ivry a arraché en décembre un renouvellement de convention,
mais pour quelle durée de vie?
Le 100 rue de Charenton, avec les subventions de la Ville, est tourné vers des pratiques ponctuelles, quelles soient amateurs (pas de fond d'atelier ni d'outillage lourd) ou liées aux répétitions de spectacle.
Les lieux d'activités (locaux artisanaux) adéquats à la pratique professionnelles des Arts Plastiques se font de plus en plus rares.
Il faut savoir que la Ville construit environ une douzaine d'ateliers par an dans son programme et qu'il y a plus de 1000 demandeurs ayant le statut d'artistes-auteurs recensés chaque année.( pour plus amples renseignements joindre le Snap cgt -syndicat des artistes plasticiens- qui a fait un très gros travail sur les ateliers.)
C'est une vision de la Ville qui est en jeu, si nous ne voulons pas qu'elle se limite à des professions de cols blancs et des rues sans vie...
Dans cette perspective, le Collectif a monté une pétition de soutien aux ateliers du 53bis qui a récolté localement plus de 2000 signatures.